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Le Master Professionnel – ex-DESS

Toujours très en vogue, le Master Professionnel est un diplôme sanctionnant une formation Bac + 5 dans un secteur d'activité spécialisé. Les cours alternent théorie et pratique, l'idée étant d'aider l'étudiant à appréhender l'essentiel d'une discipline et les enjeux de la vie en entreprise.

Qu'est-ce que c'est ?
Le Master Professionnel est un diplôme à finalité professionnelle qui apporte une spécialisation ou une deuxième compétence. Il est reconnu être une formation pointue. Il faut compter deux ans de formation initiale dans le cadre du LMD, un an pour les autres. Les cours, qui représentent un volume horaire entre 250 et 450 heures de cours par an, combinent théorie et pratique. Ils sont assurés par des professeurs universitaires et par des intervenants issus du milieu professionnel. L'insertion professionnelle des étudiants est facilitée par un stage en entreprise d'une durée minimum de trois mois, donnant lieu à la rédaction d'un rapport de stage dans l'entreprise. Fort de cette expérience professionnelle, l'étudiant peut se voir proposer une demande d'embauche. Enfin, le faible effectif d'élèves (dépassant rarement 30 élèves par promotion) facilite les conditions d'enseignement.

La sélection à l'entrée des Masters Professionnels est d'autant plus sévère que le diplôme est renommé pour la qualité de la formation. Elle se base sur un concours d'entrée, l'étude du dossier, une lettre de motivation et le curriculum vitæ ainsi que sur un entretien avec un jury. Le dossier doit généralement être déposé au mois de mai, pour une rentrée courant octobre. Les épreuves de sélection ont lieu le plus souvent en juin et juillet. Les conditions de sélection sont spécifiques à chaque formation. Destiné à faciliter l'insertion professionnelle, le Master Professionnel doit proposer un programme de cours et une organisation en parfaite adéquation avec les besoins des entreprises. Il peut également proposer une formation de double compétence.

Résolument axés sur le monde professionnel, ces Masters ont toujours la côte auprès des recruteurs et des étudiants, avec un taux d'insertion pouvant avoisiner ceux des écoles de commerce ou d'ingénieur les plus réputées.
Dans ce cas, le recrutement s'opère avant même l'obtention du diplôme. Ces études de troisième cycle universitaire répondent de plus en plus aux besoins des entreprises. Elles restent une véritable référence sur le marché de l'emploi.
En général, les droits universitaires sont de 211 € par an. En formation continue et dans les IAE (Instituts d'administration des entreprises), les tarifs sont plus élevés : ils peuvent atteindre plus de 400 € annuels.

Environ 80% des diplômés exercent une activité professionnelle dix-huit mois après l'obtention de leur Master professionnel.
Moins de 70% d'entre eux ont obtenu leur premier emploi en moins de sept mois et moins de 20% des diplômés accèdent à l'emploi dès la sortie de la deuxième année de Master. Le CDD semble représenter une opportunité pour entrer dans la vie professionnelle, voire l’équivalent d’une période d’essai. Le CDI est aussi en bonne place puisqu’un diplômé sur deux peut se voir proposer ce contrat à la sortie de ses études. Il convient de noter l’importance du stage réalisé en Master (voire en M1) lors de l’accès au premier emploi (en moyenne 30% des diplômés décrochent leur premier contrat suite à un stage). Plus de la moitié des Bac+5 occupent des postes de cadres et peuvent se targuer d’appartenir à la catégorie socioprofessionnelle Cadre – Profession intellectuelle Supérieure – Profession libérale.
Le salaire médian de ces diplômés varie en revanche selon les secteurs d’emploi entre 17 500 et 34 000 € bruts annuels, soit du simple au double. Il faut noter pour finir les hommes profitent toujours d’un avantage de rémunération dès le premier emploi, alors que plus de 70% des diplômés sont des femmes.

Comment intégrer un Master Professionnel ?
Les Masters professionnels les plus prisés traitent entre 400 et 800 dossiers, alors qu’ils ne peuvent accueillir plus de 40 candidats. Il n’y a pas de place pour tous. Pire, certains jurés peuvent parfois manquer d’objectivité pendant le recrutement : un regard, une remarque mal interprétée, une tête « qui ne revient pas », et c’est l’échec… Les cursus français les plus cotés ressemblent plus à des clubs privés qu’à des établissements scolaires. Nombre d’étudiants sont alors persuadés que « sans mention, aucune chance ». Pourtant, les responsables essaient de ne pas fonder leur sélection uniquement sur les notes, mais aussi sur un ensemble de critères extrascolaires.
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